Un avion sans pilote ? Non mais, sérieux ? Et oui et en plus, même pas peur, selon une étude récente. 
Les voitures autonomes n’ont pas encore envahi les routes que déjà, on lève les yeux pour scruter les futurs avions sans pilotes. Et surprise : 70% des voyageurs seraient prêts à monter un jour à bord d’un avion sans pilote, selon l’étude internationale Global Autonomous Vehicle d’Ansys, spécialiste des technologies de simulation numérique d’ingénierie. Mais en prenant leur temps tout de même : 58% des personnes sondées envisageraient de franchir le pas dans les dix prochaines années, 12% préfèreraient pour leur part attendre plus de dix ans. Leur crainte : les défaillances technologiques (65%) et les réactions du pilote automatique aux conditions extérieures, comme le mauvais temps et la turbulence (57%). Les jeunes consommateurs sont plus enclins à monter dans un avion autonome : 83% des 18-24 ans sont prêts à prendre l’avion de façon autonome au cours de leur vie, contre seulement 45% des plus de 65 ans.

Et c’est pour quand ça ?

Peut-être seraient-ils rassurés de savoir que déjà, la plupart des avions volent de manière quasi autonome : lorsque les répondants sont informés que seules les 10 premières et les 10 dernières minutes de vol s’effectuent en pilotage manuel, 36% se sentiraient davantage en sécurité à bord d’un avion autonome.

Quid des risques de piratage ? 39% des consommateurs pensent que le système de l’avion autonome est la technologie la plus sûre face aux menaces de piratage. Arrivent ensuite le compte en banque (27%), le smartphone (17%), l’ordinateur (14%) et la voiture autonome (12%). Plus de la moitié des répondants (63%) ont également dit qu’ils seraient certainement ou probablement prêts à prendre un taxi volant.

« Les avions autonomes devraient entrer en service au cours de la prochaine décennie, en ciblant à la fois les trajets intra-urbains et interurbains, principalement utilisés dans les modèles commerciaux de fret et de taxi. La poursuite de l’automatisation des avions commerciaux se fera progressivement, certaines opérations seront d’abord encore contrôlées par des pilotes avant de devenir totalement autonomes « , commente Priyanka Chimakurthi, analyste de recherche senior chez Frost & Sullivan. « Il ne fait aucun doute que l’automatisation continuera à transformer le transport aérien, comme elle l’a fait au cours des dernières décennies. Cependant, elle devra relever de nombreux défis, à commencer par la perception des passagers, les contraintes pratiques ainsi que les technologies de batterie et de propulsion. »